Plateforme pour l'instruction en famille de l'école Montessori de Véronne

Menu pour les différentes matières (pour ceux qui peinent à dérouler le sous-menu)

Ressources utiles (voire indispensables)

Lien vers le tableau de thèmes à travailler pour chaque enfant.

 

Lien vers le document collaboratif de ressources. Vous pouvez ajouter vos propres idées et découvertes !

Une petite enquête pour savoir comment ça se passe chez vous et ce qu'on peut améliorer

L'instruction en famille, mode d'emploi

Ce que l'on trouve sur cette plate-forme

Hello,

vous trouverez dans cet espace des sous-rubriques dans chaque matière avec des idées de chose à faire avec votre enfant.

Ce tableau sera incrémenté au fil des semaines pour les domaines ou les groupes d'enfants où il y a encore peu de choses proposées, n'hésitez pas à y revenir chaque lundi matin : vous y trouverez de nouvelles choses.

Si cela n'est pas précisé ou si vous voulez être plus libre, référez vous au tableau de thèmes à travailler (lien plus bas).

Ce que nous proposons, ce que nous attendons

Pratiquer Montessori à la maison impliquerait de reproduire le matériel que nous possédons à l'école chez vous. C'est un défi qui nous parait impossible à relever.

Aussi, pour les parents qui souhaitent accompagner leurs enfants dans des apprentissages formels, nous avons décidé de proposer des ressources plus classiques de type leçons / exercices / corrections et des documentaires à visionner. 

Nous considérons également que l'enfant apprendra de manière informelle dans toutes les activités qu'il-elle pourra partager avec vous. Si vous le pouvez, incluez le-la dans le maximum de vos activités; si vous êtes en dispo pour vous occuper de lui-elle, c'est le moment de partager des loisirs que vous n'avez plus pratiqué depuis longtemps.

 

 

Cependant, il parait vraiment utile de maintenir une routine de travail dans les cas d’acquisitions clés en cours d'apprentissages. Ce qui n'est pas consolidé peut en effet être rapidement oublié !

  • Système décimal + opérations basiques (addition et/ou soustraction et/ou multiplication) + lecture pour les plus jeunes.
  • Révision des 4 opérations et surtout division à 1 chiffre (2 s'ils le souhaitent) + lecture + écriture manuscrite régulière pour les moyens
  • Apprentissage des tables de multiplication + révision des 4 opérations + lecture + orthographe pour les grands

Merci de vous référer au tableau pour le détail des groupes.

 

Enfin, il n'y a rien de grave ! Si vous ne pouvez pas du tout accompagner vos enfants, c'est ok aussi. Ils ne vont pas subitement se mettre à ne rien apprendre pendant 2 mois. On le constate souvent au retour des vacances d'été. Ils ont oublié plein de choses... et ont appris plein d'autres choses chouettes aussi. Faisons confiance à l'enfant !

 

Dans tous les cas, Pauline se propose de vous accompagner en cas de questionnements d'autres théoriques et pratiques. N'hésitez pas à la contacter au 06 95 609 609 (un petit sms et elle vous rappellera :)).. Il est possible d'organiser des vidéoconférences groupées ou individuelles via Zoom, si vous en éprouvez le besoin. Nous réfléchissons en ce moment à proposer un rdv régulier à votre enfant.

S'organiser à la maison

Si vous souhaitez instruire votre enfant en famille, nous vous recommandons les points suivants :
1. Prévoir un espace de travail dédié à votre enfant avec crayon papier, gomme, taille crayon, colle, ciseaux, crayons de couleurs, feutres, peinture et aquarelle (si possible), des papiers de différentes tailles, règle, compas, rapporteur et ruban adhésif. Ces outils doivent être à la portée de l’enfant et en libre-service afin de favoriser l’autonomie.
2. Différents types d’activités vous seront proposés au fil des jours réalisables à la maison. Il est important de ne pas prendre ces documents comme des exercices à réaliser dans la journée mais de les proposer en libre accès selon le choix de l’enfant.
3. Nous vous recommandons, de mettre en place des temps de travail fixes chaque jour afin d’être en continuité avec la routine scolaire. Le matin est le meilleur moment pour une concentration optimale. N’hésitez pas à compléter avec votre enfant un planning de travail à la semaine. Le temps de travail peut varier d'1 heure pour les plus jeunes à 3 heures pour les plus âgé-es. 

4. Lorsque l’enfant choisit un travail, nous vous conseillons de ne pas intervenir pour qu’il trouve sa propre concentration et pour lui laisser le choix de la durée de travail.
5. Apportez une « aide utile et nécessaire », par exemple aider un enfant à comprendre l’énoncé ou les consignes d’un travail (votre enfant n’est pas habitué à travailler sur fiche).  Accompagnez le si nécessaires pour les premières lignes des exercices, afin qu'il est un exemple concret. Aidez le à s'orienter s'il n'a pas compris la leçon, s'il ne fait pas le lien avec ce qu'il a appris à l'école. Gardez à l'esprit que "toute aide inutile est une entrave au développement de l'enfant".

6. Nous essayons dans la mesure du possible de fournir toutes les corrections aux exercices. Laissez l'enfant s'auto-corriger à la fin de son exercice : il est normal qu'il gomme sa fiche pour la corriger. Ne notez surtout pas son travail. 
7. Essayer de confier des responsabilités à votre enfant encourageant l’autonomie (faire son lit, ranger ses propres habits…) et la collaboration à la vie familiale (dresser la table, étendre le linge, débarrasser, vider le lave-vaisselle. Votre enfant est déjà familier avec ce type d’exercices au sein de la classe 6-12.

8. L’idée de créer un planning familial où chacun fixe ses temps de travail puis de loisirs individuels ou en commun – cuisine, vie pratique…jeux - vous soutiendra pour le bien-être de chacun.
9. Nous attirons votre attention sur le fait que réguler les temps d’écran est une bonne chose pour vos enfants, décompter celui-ci vous permet de vous rendre compte du temps passé. Votre enfant s'ennuiera peut être au début et s'en plaindra. Au bout d'un (rapide) moment, il retrouvera de la créativité pour occuper son temps.

BREF, faites vous confiance, faîtes leur confiance ! Comme dans la pédagogie Montessori, chacun a en soi de nombreuses ressources et qualités, et toute votre volonté et créativité auront toute leur place dans cette situation inédite, qui sera aussi l’occasion de nombreux partages avec vos enfants.

 

 

NB : Par expérience, les apprentissages se font beaucoup mieux quand ils sont en lien avec l’intérêt de l’enfant et quand ils sont vécus dans un contexte émotionnel positif. De plus, n’oublions pas que toute situation peut être apprentissage : faire de la cuisine peut être un support pour faire des mathématiques...

 

Comment m'organiser pour garder mon enfant ?

Vous êtes parent d’un enfant âgé de moins de 16 ans : vous pouvez bénéficier d’un arrêt maladie indemnisé si vous ne pouvez pas bénéficier d’un aménagement de vos conditions de travail vous permettant de rester chez vous pour garder votre enfant.

Quelle est la procédure à suivre ? 

Contactez votre employeur et évaluez avec lui les modalités de télétravail qui pourraient être mises en place.

Si aucune autre solution ne peut être retenue, c’est l’employeur qui doit, via la page employeur du site dédié https ://declare.ameli.fr déclarer votre arrêt de travail. L’indemnisation est ensuite enclenchée à partir de cette déclaration. Vous percevrez les indemnités journalières et, le cas échéant, le complément de salaire de votre employeur dès le 1er jour d’arrêt, sans application du délai de carence.

Vous n’avez pas à contacter l’ARS ou votre caisse d’assurance maladie, c’est la déclaration de votre employeur, accompagnée de la transmission des éléments de salaire selon les canaux habituels, qui va permettre l’indemnisation de votre arrêt de travail.

Les employeurs sont invités à pratiquer pour le maximum de cas le maintien de salaire au bénéfice de leurs salariés, auquel cas ils versent le salaire à hauteur du complément sans attendre le versement des indemnités journalières par l’assurance maladie.

Si vous êtes non-salarié (travailleur indépendant ou exploitant agricole), vous déclarez directement votre arrêt sur le site internet dédié.

 

Parler du Coronavirus aux enfants

La vidéo de Titeuf

Fermeture des écoles : les mots pour rassurer nos enfants et en faire une expérience enrichissante

 

Peur, culpabilité, honte, les enfants peuvent ressentir des émotions fortes après l’annonce de la fermeture de leur école. Comment en parler avec eux ? Comment les rassurer ? Brune de Bérail, psychologue clinicienne et docteure en psychopathologie, a répondu à toutes ces interrogations, avec 1 jour 1 Actu.

Quand on annonce aux enfants que leur école est fermée, ils peuvent avoir des réactions très différentes, pourquoi ?

Brune de Bérail : Ce qui embête les enfants, c’est qu’ils sont privés de ce qu’ils connaissent. Ils sont privés de l’école, de leurs amis, de leurs activités, de leurs sorties. Ils éprouvent un sentiment de vide. Pour que ça devienne plus tolérable pour eux, il vaut mieux leur donner du concret en répondant à des interrogations naturelles : qui les gardera, que feront-ils pendant la journée, pourront-ils sortir au parc, appeler leurs amis ? Ces réponses leur permettront de visualiser et de se projeter, ce sera moins angoissant pour eux.

Quelles sont les émotions qu’ils peuvent ressentir une fois que l’annonce de la fermeture des écoles est faite ?

La première émotion qu’ils peuvent ressentir, c’est la peur. Si on prend des mesures aussi fortes que de fermer leur école, alors que l’école est un élément très important de leur vie, c’est que la situation doit être grave. Il faut donc rassurer l’enfant, en lui donnant des informations vraies et factuelles. Pour cela, il vaut mieux éviter de regarder les journaux télévisés en boucle. Puisque la répétition peut créer un climat angoissant. Il vaut mieux se centrer sur le concret et expliquer ce qu’est une maladie et comment on en guérit.

Et si les parents ont peur aussi ?

Avoir peur est normal. Face à un phénomène nouveau, il y a toujours une surestimation du danger. C’est un mécanisme humain de survie. Si vous croisez un gros insecte pour la première fois, c’est normal d’avoir peur, que cet insecte soit inoffensif ou non le premier mouvement, adapté, est de s’en protéger. Dans le cas du Covid-19 et de la fermeture des écoles, comme personne n’a vécu un confinement, il est normal que des parents puissent éprouver de la peur aussi. Mais il vaut mieux éviter de la partager avec ses enfants parce qu’elle n’est pas rationnelle et que le danger peut être largement surestimé. Il faut se rassurer en restant concrets, sans céder à la panique. Ce qui est rationnel, c’est que dans la très grande majorité des cas, les personnes atteintes n’ont pas de symptômes ou n’éprouvent aucune complication. Le confinement est une mesure de précaution qui est utile pour que trop de monde n’attrape pas le virus en même temps et que les médecins aient le temps de soigner chacun.

Que peuvent-ils ressentir d’autres ?

L’autre sentiment que l’enfant peut ressentir est la culpabilité. Il peut se sentir puni, comme s’il avait fait une bêtise. Il peut se demander ce qu’il a fait de mal pour mériter d’être confiné. Et il peut éprouver un sentiment d’injustice. Il peut se sentir coupable, être en colère, éprouver de la honte d’être potentiellement porteur d’un virus qui pourrait s’avérer dangereux pour son papi ou sa mamie. Même si ces sentiments peuvent sembler excessifs, il faut que les parents soient conscients de cette possibilité pour que les enfants puissent les exprimer. Après les avoir entendus, les parents peuvent répondre et expliquer qu’il s’agit simplement de mesures de précaution pour tout le monde, pour tous les enfants de France, et que les enfants ne sont pas responsables ou fautifs. L’enfant peut trouver cette situation pénible et injuste. Mais ce n’est pas une question de morale, de ce qui est bien ou mal. Il s’agit de mesures préventives décidées par les scientifiques.

Certains parents voudront éviter les contacts avec leur bébé de crainte de le contaminer sans le savoir, est-ce une bonne chose ?

Dans la cellule familiale, il est presque impossible d’éviter les contacts et ce n’est pas souhaitable. Il vaut mieux éviter les contacts à l’extérieur en adoptant les gestes barrières. Pour les parents avec de très jeunes enfants, il ne faut pas limiter les contacts physiques, sauf condition de santé très particulière. Pour son bon développement, un bébé a besoin de contacts physiques avec ses parents. Il peut y avoir des effets secondaires graves si, du jour au lendemain, un bébé n’est plus pris dans les bras ou stimulé. Les parents qui ont peur de transmettre une maladie peuvent prendre une douche en arrivant, changer de vêtements et éviter les bisous, mais il est important qu’ils prennent leur enfant dans les bras.

Maintenant que les enfants sont à la maison, que faut-il leur dire ?

Il faut leur dire que même si l’école est fermée, l’éducation continue. C’est le parent qui est l’organisateur et le garant du cadre, des limites, du rythme. Il doit mettre en place une routine. On se lève le matin. On fait l’école à un horaire déterminé, car la maîtresse ou le maître va mettre les devoirs en ligne. Il faut des temps de récréation. Les repas se prennent ensemble et pas chacun dans un coin.

Il y a des activités à ajouter pour que cette période de confinement se déroule bien ?

Il faut appliquer un mode de vie assez proche de celui des astronautes dans la Station spatiale. Un élément essentiel est de pratiquer des activités sportives. Non seulement parce que les enfants se dépensent énormément à l’école et que ça va leur manquer, mais aussi d’un point de vue psychique, car cela leur fait du bien. L’autre élément à ajouter est une activité artistique. Le confinement est supportable s’il y a une alternance entre les activités intellectuelles, physiques et artistiques.

Au bout d’un moment, les enfants vont avoir envie de voir leurs amis ?

C’est vrai. Les enfants sont avec leurs parents, pas avec leurs copains. Comme il faut respecter le confinement, il faut limiter les interactions au cercle proche pour éviter une propagation du virus et surcharger les hôpitaux. Mais cela ne signifie pas que les enfants ne doivent avoir aucune nouvelle de leurs copains ou copines. Ils peuvent s’écrire des lettres, s’envoyer des courriels, utiliser un logiciel de visioconférence, s’envoyer des photos de leurs activités. À eux de trouver un nouveau moyen de communiquer avec leurs camarades.

Il peut y avoir des tensions au sein de la famille ?

Le principal problème du confinement n’est pas seulement d’être coupé du monde mais aussi d’être trop les uns sur les autres ! Dans la journée, il faut prévoir des moments de solitude, créer des espaces et les respecter. Et les parents doivent aussi exprimer leur besoin de temps de solitude. Cela permet d’être plus calme et plus tolérant.

Et que peut-on faire pour soi pour traverser cette période compliquée ?

Et si on en profitait pour mettre ce temps à profit ? Pas besoin d’imaginer des choses compliquées qui se révèleraient irréalistes au bout de quelques jours. Pourquoi ne pas tenter une nouvelle recette chaque jour, apprendre à bricoler, apprendre la langue des signes ou les bases d’une langue étrangère ? L’idée est d’en profiter pour se dire qu’on va faire quelque chose de nouveau. Cette période peut être l’occasion d’une nouvelle aventure, une opportunité pour réaliser une chose qu’on a toujours eu envie d’essayer. Et vous verrez que le temps passe plus vite.

Propos recueillis par Norédine Benazdia

© Jacques Azam Source Familiscope

Les conseils de la pédiatre Edwige Antier

 

 

 

Selon la pédiatre Edwige Antier, il est important, pour les parents comme pour les enseignants, de répondre à toutes les questions posées. Ne pas le faire pourrait créer des angoisses, donner aux enfants le sentiment d’une malédiction ».

Dès l’âge de 4-5 ans, ils peuvent comprendre qu’un virus circule dans 50 pays dans le monde, notamment en France, mais sans trop savoir de quoi il s’agit. Il faut donc leur expliquer la situation très simplement, très clairement.

 Il faut leur dire que dans le monde il y a plein de microbes qui circulent, ayant souvent tout le temps existé, qu’on en rencontre tous les jours, que notre corps a appris à s’en protéger. Mais là, on est confronté à un nouveau virus. On n’a donc pas encore développé de moyens pour le combattre.

 

Rassurer les enfants

Une fois le diagnostic posé, il est impératif de rassurer.

Il faut leur dire que nos pays sont capables de lutter contre cette épidémie, qu’il y a encore peu de cas en Europe, que les médecins et les ministres travaillent pour nous protéger et trouver un traitement.

Depuis quelques jours, plusieurs journaux pour enfants et préados abordent aussi le sujet du virus en des termes simples. Mon quotidien (10-13 ans) détaille les mesures de confinement, prises par le gouvernement, en cas de retour d’Italie. De son côté, Le journal des enfants (8-12 ans) répond à cinq questions : d’où vient le coronavirus, comment est-il apparu, est-il dangereux, qui sont les malades, quels traitements… L’occasion de lancer la discussion en famille.

(Source: Ouest France)